dimanche, février 19, 2006

Un Ticket Pour l'Espace - Eric Lartigau

Bonne comédie Française, qui arrive à ne pas tomber dans la lourdeur.
Contrairement à Pamela Rose, où l'histoire était prétexte aux gags, on a ici le droit à deux choses différentes. Une histoire sérieuse, à laquelle est associée de nombreux sketchs. C'est très bien fait, bien réalisé même, et on rit très souvent. Guillaume Canet est bon, comme à son habitude, mais surtout, Kad & O le sont aussi.

Jarhead, la fin de l'innocence - Sam Mendes

Les Sentiers De Le Perditions m'avait laissé froid, mais j'ai quand même été voir le film. Et autant dire que j'ai tout de suite accroché. Jake Gyllenhaal est juste excellent dans le rôle d'un marine engagé pour combattre, mais qui n'aura pas l'occasion de le faire, tout comme son compagnon, que j'adore (ne serait-ce que pour son rôle dans Garden State), mais dont je ne souviens plus du nom. Sam Mendes nous a sorti un bon film sur la stupidité des guerres du golfes et l'endoctrinement de l'armée, même si il y a malheureusement quelques longueurs.

Et en plus de ça, l'atmoshpère militaire (blague vaseuse, notament) fait souvent sourire.

Fautueils d'Orchestre - Danièle Thompson

Malgré un scénario peu développé, Danièle Thompson réussit à nous décrire de fort belle façon le quotidien d'artistes las d'être enfermé de leur microscome. A la fois, drôle et triste, le film parvient tout le long à nous immerger dans son univers et prendre ses personnages - qui au passage, sont tous plus excellents les uns que les autres - en sympathie.

Après le très moyen Décalage Horraire, Thompson nous montre qu'elle n'a rien perdu de son talent, et redore un peu l'image du cinéma Français. Des films de ce genre, il en faudrait plus souvent.

Le Secret de Brokeback Mountain - Ang Lee

Le Secret de Brokeback Mountain est un vrai bon film mais certainement pas un chef d'oeuvre, comme on a pu le lire ci et là.

Même s'il traite avec brio de la difficulté d'être homosexuel dans un milieu hostile, il ne mérite pas l'oscar que tout le monde lui attribu à l'avance. D'une part parce qu'il faut accepter le rythme très lent du film (une vie de Cowboy, ça n'a finalement rien d'extraordinaire), et d'autre part, parce qu'il est difficile de rentrer dans le film dès le début : c'est très froid, lent... Et ça part directement sur la relation amoureuses des héros. En fait, je m'attendais à l'ellipse de la naissance de leur idylle, pour très vite partir sur le mal être de leur éloignement, alors que ça dure bien 45min...

Ceci étant dit, le film a énormement de qualité, comme celles énnoncées plus haut, mais est surtout porté par deux superbes comédiens. Même si Jake Gyllehaal n'est pas en reste, Heather Ledger mérite, lui, un oscar.

L'Incontrôlable - Raffy Shart

Le film part sur une bonne idée et fait même office de parallèle avec la carrière de Michael Youn, puisqu'il joue le rôle d'un scénariste très "sérieux" à qui on demande de faire de la comédie pour adolescents. Pendant le premier quart d'heure où l'histoire s'installe, on imagine une bonne comédie... Puis plus rien. Michael Youn se saoule, se fait éléctrocuter, ce qui provoque le révéil de son corps : Rex, qui est doté de la voix d'Eddie Murphy. Et là, ça devient n'importe quoi : un mélange de Jim Carrey dans Ace Ventura, de Ben Stiller dans Mary à tout prix, et de l'humour très sexuel et pipi-caca habituel de Youn. Une fois que toute cette lourdeur retombe, on a le droit à quelque chose de pire : une morale qui concrétement se résume à "Ne laisse jamais rien tomber, fais de ton mieux pour arriver à ce que tu désires" et à un happy-end.

Cela faisait quelques années que Thierry Lhermitte se plaisait à jouer dans des comédies médiocre, mais là, il touche le fond.

Munich - Steven Spielberg

A milles lieux des blockbusters que sont Minority Report et La Guerre des Mondes, Munich est un film d'auteur. Un film d'auteur qui relate la réaction du Mossad suite aux attentats commis contre des sportifs Israéliens lors des jeux Olympiques de Munich. Réaction magnifiquement incarnée à l'écran par Eric Bana dans le rôle d'Avner, fils de héros militaire, complétement dévoué à son employeur et son pays. Du moins, jusqu'à ce qu'il accepte la mission qui lui sera donné. Mission acceptée, le film débute alors réellement : Avner, maintenant chef d'une équipe de 4 personnes part à la chasse à l'homme dans toute l'Europe, afin d'éliminer une liste de terroristes palestiniens impliqués dans Munich. De Paris à Londres en passant par Rome, une grande partie sera tuée, au détriment de la santé mentale de l'équipe, et surtout celle d'Avner. Il le dit lui même : "Et dire qu'au début, nous n'aimions pas faire ça... J'en arrive à me dire que bientôt, je me leverai, je tuerai, j'irai me coucher, et aucun sentiment ne passera.". Par ce film, et notamment cette phrase, Spielberg nous donne, outre une leçon de cinéma, grâce à une réalisation virtuose, une leçon de morale.

Ainsi, au fur et à mesure de ses actions et relations meurtrières, Avner en reviendra à remettre en doute le bien fondé de la mission qui lui a été confié. Il perdra peu à peu ses repères, sombrera dans la paranoïa, tout en restant impuissant devant la mort de certains de ses collègues, avant de tout abandonner au profit de sa vie familialle. Munich sert avant tout à dénoncer l'absurdité de la guerre de la manipulation de ceux qui sont au front.

Spielberg est décidemment très bon, lorsqu'il aborde ce genre de sujets.

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